François Calay

Les "atypiques" face aux tests de QI

Les tests de QI et le profil atypique

Je résumerai l'équivoque en cette question :
"Comment un "profil atypique" et donc raisonnant différemment, peut-il réussir brillamment un test de QI rédigé par une personne non atypique ?"

Les recherches psychologiques récentes commencent, enfin, à savoir départager les tests que les "atypiques" réussissent avec brio, de ceux qu'ils ratent magistralement.

Car un "atypique"
- peut trouver dans certains tests plusieurs réponses extrêmement valables, auxquelles ceux qui l'ont rédigé n'ont hélas pas pensé
- n'a pas la structure logique qui lui permet d'appréhender certains types de tests, destinés à un mode de fonctionnement totalement différent.

Par exemple : je suis très doué dans les séries de chiffres ou de lettres, mais je suis désastreux dans les tests de dominos qui sont visuels et contiennent deux données simultanées.

Les tests de QI pourraient donc lentement devenir autre chose qu'une mise en évidence d'une certaine logique mentale à résolution linéaire qui cote une personne suivant la seule solution imaginée ... par le fonctionnaire qui l'a rédigé !

Mon test de QI préféré

Trouvez l'intrus parmi les animaux suivants :
chat - rat - chien - lapin - cheval

N'importe quelle solution est bonne. J'en ai recensé jusqu'ici une cinquantaine.
Exemples :
Le rat, parce qu'il mange de la frigolite
Le chat, parce qu'il ronronne
Le cheval, parce que l'homme le monte
Le chien, car il n'y a pas de lettre "a" dans son nom
etc. etc.

Moralité : le résultat est uniquement dépendant de l'attente de l'examinateur, une réponse-type étant prévue en fonction des données socio-culturelles de celui qui a imaginé les questions.
Problématique ... tragique même ... triste, en tous cas !

nuages

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Paresseux par nature, je ne fais les choses que sous la contrainte.
Mais hélas, doué d'une imagination trop fertile, je m'invente des projets qui me créent des activités illimitées.
D'autant que, stimulé en quelque sorte par ma fainéantise, je travaille vite et fort pour me débarrasser le plus rapidement possible du fardeau que je me suis imposé et qui m'empêche de me reposer.
A peine est-ce fini, ça recommence, "le rouet" comme dit Montaigne.
Dans ces conditions, tout au long de ma vie adulte, j'ai toujours eu peu de vrais loisirs, je veux dire de repos.

Bernard Ollivier

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